Brésil Durable | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Chers lecteurs, Après un temps de pause dut à mon retour et ré-adaptation à la France, le blog reprendra son activité d'ici peu. A commencer par une interview de Joaquim Melo, fondateur de la Banque Palmas, qui était à Paris en Octobre pour présenter son livre. Et bien sur, tous les articles qui sont encore dans mes cartons mais qu'il me tarde de publier. Durablement votre, Aude
Publié à 15:51, le 26/11/2009, Mots clefs : Le coton des basquets VejaVeja est une marque française de tennis équitables certainement connue par tous les adeptes de mode éthique. L'ambition de Veja est de produire des basquets équitables et écologiques de leur production jusqu'à leur arrivée en France :
Mon passage dans le Nord Est du Brésil m'a permis d'étudier plus précisément un des maillons de cette chaine de production : le coton biologique et équitable. Le Nord-Est est une grande région aride et pauvre composée de nombreux états. Le coton utilisé dans les basquets Veja est produit dans la région de Tauá, dans l'état du Ceará. Les producteurs sont regroupés au sein d'une association, l'ADEC (Associação de Desenvolvimento Educacional e Cultural de Tauá), elle-même appuyée par une autre association : ESPLAR. Arrivée à Fortaleza, capitale du Ceará, je rencontre Pedro Jorge fondateur d'ESPLAR, une ONG brésilienne dont l'objectif est de développer l'agriculture familiale et responsable dans l'état du Ceará. Le partenariat entre Veja et les associations ESPLAR et ADEC remonte au tout début de l'entreprise. Les jeunes créateurs de Veja à la recherche de producteurs de coton biologique, rencontrent alors l'association et les producteurs et réalisent une première commande. Le partenariat est par la suite reconduit avec succès. Aujourd'hui Veja est le principal acheteur du coton produit par l'ADEC. Pourquoi le coton des basquets Veja est-il différent ? Le coton produit par l'ADEC est un peu plus qu'un coton biologique : il est agroécologique. L'agroécologie, encore une nouvelle invention de la sphère écolo ? Pour ma part je dirais plutôt un retour aux sources de l'agriculture traditionnelle. L'agroécologie n'est pas exactement de l'agriculture biologique. L'agriculture biologique est fondée sur le refus de l'utilisation de pesticides et d'engrais non naturels ainsi que des OGM. Elle utilise différentes techniques permettant d'éviter d'épuiser les sols comme la rotation des cultures, le sarclage mécanique, le compostage... L'agroécologie respecte la nature et ses écosystèmes mais prend aussi en compte ses interactions avec l'être humain. L'agroécologie refuse engrais, pesticides et OGM tout comme l'agriculture biologique mais va un peu plus loin. La culture principale (ici le coton) est associée à d'autres cultures vivrières (maïs, haricots et sésame dans notre cas) afin d'éviter l'épuisement des sols, d'offrir d'autres revenus et d'assurer la sécurité alimentaire des producteurs (le coton ne se mange pas...). L'agroécologie prône la culture d'espèces locales adaptées aux sols, l'utilisation raisonnée de l'eau pour l'irrigation, le choix d'instruments mécaniques permettant d'éviter un gaspillage d'énergie, la réhabilitation des savoirs faire traditionnels... L'agroécologie est donc un système intégré ou chaque élément est réfléchi de manière à nourrir et respecter l'environnement et l'homme. L'agroécologie aide à maintenir et récupérer la fertilité des sols permettant ainsi de conserver un équilibre environnemental. Finalement, quel est l'avantage du coton des basquets Veja pour les producteurs et l'environnement ? Aujourd'hui ce sont plus de 200 agriculteurs provenant de 9 municipalités différentes qui bénéficient de l'appui d'ESPLAR. Les avantages de l'agroécologie sont divers :
Aujourd'hui les acheteurs potentiels sont nombreux, la demande est largement supérieure à l'offre, et les producteurs obtiendront prochainement le fameux label de commerce équitable Fairtrade /Max Havelaar. Maintenant à vous de vous poser une question chers lecteurs : ayant lu cet article et sachant que Veja propose un prix proche de ses célèbres concurrents, pourquoi continuer à acheter Nike ou Adidas ? Publié à 02:04, le 2/05/2009, Fortaleza Mots clefs : agroécologie, commerce équitable Economie Sociale et Solidaire dites-vous?Au vu de la quantité d'articles passionants que je vous réserve, il me parait nécessaire de faire un point sur ce qui est le sujet principal de ce blog: "L'économie sociale et solidaire". Un nom résonant, utopique et antynomique pour un concept aux contours flous. Il n'existe pas de définition reconnue de l'économie sociale et solidaire. Pour en résumer l'esprit, l'économie sociale et solidaire est une manière d'entreprendre autrement. C'est à la fois un troisième secteur (par opposition aux secteurs publics et privés) et une nouvelle façon d'envisager la sphère économique. Une nouvelle façon d'envisager la sphère économique, car l'ESS proclame la primauté de l'homme sur le capital. La rémuneration du capital n'est plus l'objectif principal (le profit peut par contre faire partie des objectifs mais sans être prédominant). L'économie sociale n'est pas pour autant de l'humanitaire ou un service social. L 'économie sociale souhaite s'imposer sur le même terrain que le secteur privé tout en proposant une nouvelle manière, plus humaine et responsable, de produire, consommer et vendre. En France, les acteurs de l'économie Sociale et Solidaire sont des mutuelles, coopératives, associations et fondations. Certains de ces acteurs, les plus importants, vous sont forcément connus: Crédit Coopératif, Crédit Mutuel, Crédit Agricole... La naissance de l'économie sociale remonte au 19ème em Europe (le concept a été perdu entre temps pour renaitre actuellement). A cette époque des coopératives et mutuelles sont crées pour répondre à des attentes sociales non satisfaites, notament dans le secteur de la banque-assurance. Aujourd'hui le champs d'action de l'économie sociale s'est élargi et englobe les notions de développement durable, commerce équitable, insertion par l' économie, responsabilité sociale... Au Brésil, la conception d'économie sociale est plus récente et légèrement différente. Selon le Forum Brésilien de l'Economie Solidaire, c'est une pratique régie par des valeurs d'autogestion, de démocratie, de coopération, de solidarité, de respect envers la nature et de valorisation du travail humain, ayant pour but un développement durable global et collectif. L'économie sociale et solidaire au Brésil met effectivement l'accent sur les principes de coopération et de démocratie: organisation collective, pas de dirigeants mais des élus, égalité entre chaque coopérant... L'ESS au Brésil est surtout le fait de petites coopératives et associations de producteurs ou artisants qui se regroupent afin de mieux vendre leurs produits et augmenter leurs revenus et qualité de vie. Publié à 02:34, le 21/04/2009, dans 2.2. Qu est ce que l Economie Sociale et Solidaire , Porto Alegre Mots clefs : économie sociale Le tourisme communautaire façon Prainha do Canto VerdeL'un des premiers projets de tourisme communautaire au Brésil a été entrepris par les habitants d'un village de pécheur au nom à rallonge, Prainha do Canto Verde, situé dans l'état du Cearà.
Ce projet de tourisme, insufflé par la communauté elle même,
En mer, d'une part. Les habitants de Prainha do Canto Verde vivent principalement de la pêche, notamment la pêche à la langouste. Leurs techniques de pêche sont traditionnelles et artisanales. La pêche à grande échelle effectuée de manière industrielle par les entreprises de la région est devenue rapidement une menace pour la continuité du mode de vie de la communauté. La pêche industrialisée a des conséquences néfastes sur l'environnement marin mais aussi sur l'économie locale. Un taux de pêche trop important et le non respect des cycles de reproduction Sur terre, d'autre part. A la fin des années 70, un investisseur brésilien commence à acheter des terres autour du village. Suite a quelques manipulations administratives douteuses, celui-ci revendique la propriété d'une partie du village, l'enjeux étant : la construction d'un complexe touristique.
L'histoire se serait terminée comme bien d'autres similaires au Brésil ou dans le reste du monde. Les habitants attirés par la promesse d'un profit rapide auraient vendu le peu de terres qui restait en leur possession. Des hôtels auraient été construits Mais dans ce cas la situation fût différente. Les habitants, conscients de leurs droits, décidèrent de défendre leur communauté. S'engagea alors une bataille judiciaire de plus de 20 ans (d'avril 1979 à mars 2006) qui donna finalement raison aux habitants de la Prainha. Cette confrontation judiciaire aura eu le bénéfice d'inciter la communauté à entrer en relation avec des ONG locales et à s'organiser en formant l'Associação de Moradores da Prainha do Canto Verde. Au début des années 90, le village est socialement très actif et envisage diverses possibilités d'action.
Cette traversée donne naissance à l'institut Terramar avec comme objectif initial l'appui à la pêche artisanale dans la région. 15 ans plus tard, Terramar est devenu une référence en ce qui concerne le développement durable de la région côtière du Cearà.
A la même époque, les habitants débutent une réflexion sur les possibilités d'amélioration de leur niveau de vie. Comme expliqué plus haut, la communauté vit principalement de la pêche. Son niveau de vie est donc soumis à la vente du poisson. De ces discussions naît une coopérative regroupant les pêcheurs du village. Observant les résultats positifs de leurs engagements, les habitants réfléchissent à de nouvelles possibilité de développement. Le tourisme est-il bon pour la communauté ou est-ce une activité rentable uniquement pour les grands investisseurs ? Est-ce que d'autres industriels essayeront de faire du village une station balnéaire ? Un tourisme qui aide la communauté à se développer serait-il possible ?
Une réflexion approfondie sur le type de tourisme pouvant bénéficier à la communauté s'engagea sur plusieurs années. Au terme de cette réflexion, les habitants de la Prainha do Canto Le type de tourisme instauré petit à petit à la Prainha n'a pas pour objectif de devenir la source principale de revenu de la communauté. Celle-ci souhaite garder son indépendance et ses traditions. La pêche est son histoire et son futur. Toutes les activités crées par le tourisme sont gérés par les habitants. Néanmoins le tourisme reste un complément de revenu et très peu d'habitants sont destinées a vivre uniquement du tourisme. Cette organisation garantie à la fois l'autonomie des habitants par rapport à ce phénomène mondial qu'est le tourisme et une plus égale répartition des bénéfices de celui-ci. L'hébergement est effectué en pousada, sorte de chambre d'hôtes. Différentes activités sont organisées telles que randonnés, sorties en jangada (bateau de pêche traditionnel) ou catamaran, visites des communautés alentours. Mais le principal intérêt de la Prainha est son calme et le naturel de ses habitants. Dans le village pas de piscines, ni de restaurants, ni de discothèques ou de boutiques. Le village est resté tel qu'il a toujours été. C'est au touriste de s'adapter aux habitants et non le contraire. Les touristes sont peu nombreux afin de ne pas perturber le mode de vie local. Ceux qui viennent n'auront aucun mal à discuter avec les habitants et connaître un peu mieux leur mode vie.
Une partie significative de la population complète aujourd'hui ses revenus avec Un effort a été fournit par la communauté afin mettre en valeur les anciennes techniques d'artisanat de la région. Les artisanes ont rétabli le labirinto (technique de broderie ancienne et complexe qui se perd peu à peu). Des cours d'artisanat sont organisés à l'école du village afin d'intéresser les enfants à cette activité. Une petite boutique d'artisanat est tenue par les adolescents les week-ends.
Enfin, une partie des bénéfices du tourisme est réservée pour être investi dans des projets communs. Ainsi 20% des bénéfices du tourisme sont investis dans le Fond Social et Éducationnel qui soutient l'école du village (Escola Bom Jesus dos Navegantes), coordonne les actions judiciaires de la communauté et aide le D'un point de vue environnemental, des efforts restent à faire mais les habitants du village sont tout à fait conscients de leurs droits et devoirs écologiques. Les pécheurs revendiquent, appuyés par d'autres communautés, la création d'une réserve marine et l'interdiction de la pêche prédatrice. L'association des habitants organise en partenariat avec la préfecture la collecte des déchets et rêve d'une collecte sélective. Une méthode de désinfection de l'eau par les rayons solaires est en expérimentation et les enfants de la capoeira nettoient la plage. L'initiative des habitants de Prainha do Canto Verde a rapidement donné des idées aux communautés environnantes. Aujourd'hui se sont plus de 10 initiatives de tourisme communautaire de l'état du Cearà qui se sont regroupées au sein d'un réseau appelé Tucum.
Publié à 01:27, le 13/04/2009, dans 1.6. Le tourisme communautaire façon Prainha do Canto Verde, Fortaleza Mots clefs : reserve, tourisme responsable, developpement durable, Pêche La fabrique de balais écologiques Le projet décris ci dessous est plus modeste que les projets précédents. Les bouteilles de plastique (bouteilles de boisson gazeuse) arrivant à la fabrique sont tout d’abord lavées. Une machine mécanique permet de les couper en fins
filaments, sortes de ficelles de plastiques. Ces filaments sont enroulés autour d’un cadre et passés au four afin de les assouplir et les rendre moins coupants. A la sortie du four les filaments sont coupés et regroupés en touffes de fils de plastique. Celles-ci attachées ensemble formeront la tête du balais qui fixée à un manche en bois deviendra un vrai balais. Un processus de fabrication extrêmement simple donc. Et écologique ! Écologique non seulement par ce qu’il recycle des bouteilles de plastique mais aussi par ce que le recyclage demande très peu d’énergie, pratiquement toutes les
Voici donc un exemple limpide de fabrication aisée d'un produit écologiquement et socialement vertueux.
machines étant mécaniques. Le seul problème que rencontre la fabrique est l’approvisionnement en matière première (les bouteilles de plastique). La ville n’est que très mal équipée en systèmes de tri des déchets. La fabrique ne disposant pas de partenariat avec les collecteurs de déchets, sa seule source de matière première est le bon vouloir de consommateurs responsables apportant leurs bouteilles de plastique usagées. Et que ce soit au Brésil ou autre part dans le monde, les consommateurs responsables ne sont pas encore très répandus...
Publié à 04:31, le 11/03/2009, dans 1.5. La fabrique de balais ecologiques, Fortaleza Mots clefs : éco-conception, recyclage, économie sociale Banco Palmas, un système intégré de crédit, production, commerce, consommation et bonheur humain.Cet article est consacré à une autre forme de microcrédit que celle présentée à l'article précèdent. Cette forme de microcrédit est, je crois, assez spécifique au Brésil : la banque communautaire. Banco Palmas est la première des banques communautaires crée au Brésil (en 1998). Pour comprendre l'émergence d'une telle conception de la finance solidaire il est nécessaire de revenir sur l'histoire de la communauté. Banco Palmas a été crée par l'association des habitants du Conjunto Palmeiras, une favela de Fortaleza (état du Pour tenter d'améliorer leurs conditions de vie, les habitants se regroupent en associations, revendiquant leurs droits à un habitat décent. L'histoire du Conjunto Palmeiras, des années 70 à la fin des années 90, est marquée par de nombreuses confrontations avec l'état où le secteur privé. En 1978, la population obtient la construction d'une école et d'un poste de santé. En 1988, après une mobilisation acharnée, les associations locales obtiennent la 20 années de luttes pour l'amélioration de leurs conditions de vie ont crées une véritable tradition de mobilisation sociale. La favela dispose d'un journal communautaire « Desperta Palmeiras » (Réveilles-toi Palmeiras), d'une radio, et de publications régulières « Memórias de Nossa Luta »(Mémoires de notre Lutte). En 1997, les habitants ont obtenu l'asphaltage des routes, la construction d'un réseau d'égouts, la construction de maisons en dur... Mais, malgré tout ces efforts d'urbanisation, la Banco Palmas est crée avec une ligne de crédit de 2 000 réals ( environ 600 euros). Elle commence à prêter à quatre personnes puis doit attendre les remboursement pour pouvoir aider les suivantes. 10 ans plus tard, Banco Palmas dispose d'un millions de réals pour réaliser ses opérations de microcrédit. Cette somme est disponible grâce à un partenariat avec Banco do Brasil (première banque du Brésil). Le modèle de banque communautaire instauré par Banco do Brasil
La première caractéristique est facile à comprendre. Dans un objectif de création d'emplois pour la communauté, les postes nécessaires au fonctionnement de la banque sont pourvus en priorité par des membres de la communauté. Les deux autres caractéristiques nécessitent des explications. L'idée d'une banque communautaire est d'aider au développement de la communauté. Les revenus générés par la Mais qu'est ce qui incite les habitants à utiliser des palmas plutôt que les réals ? Tout simplement les commerçants qui ont adhéré à 100 % au projet et proposent des réduction de 2 à 15% pour les paiements en palmas. Une autre spécificité de la Banque Palmas est qu'elle n'offre pas seulement des microcrédits à la production (permettant de créer un petit négoce) mais aussi des crédits à la consommation. Offrir des crédits à la consommation dans une perspective de développement? Cela peut surprendre. Surtout quand on voit ou le crédit à la consommation à outrance a mené l'économie occidentale. Pourtant le principe est terriblement simple : comment développer une activité interne à la communauté si la communauté ne consomme pas ? Les prêts à la consommation sont donc de petits prêts progressifs allant de 20 à 100 réals qui permettent à un habitant en difficulté temporaire de payer ses factures et subvenir à ses besoins urgents. Ces prêts permettent ainsi de stimuler l'économie locale et d'aasurer un marché aux entreprises naissantes. J'en arrive donc à la troisième caractéristique mentionnée plus Les résultats de la banque Palmas ont de quoi faire pâlir d'envie n'importe quel banquier : actuellement 552 crédits sont accordés pour environ 1 million de réals et le taux de remboursement oscille entre 97 et 98 %. Les intérêts appliqués par la banque varient entre 2 et 3% par mois (servant uniquement à financer une partie du fonctionnement de la banque, le reste étant financé Banco Palmas a également mis en place des programmes d'aide à la création d'entreprises solidaires pour les jeunes et pour les femmes. Palma Limpe (photos ci-dessus et ci-contre) est ainsi une entreprise de production de produits de nettoyage domestique crée par un groupe de jeunes. Palma Fashion (photo ci-dessous) est à la fois une marque de prêt à porter et une école de couture pour les femmes du quartier. Une école d'apprentissage professionnel se développe et chaque semaine un marché local est organisé afin de promouvoir la vente des produits de la communauté. Pour plus d'informations (en portugais) : http://www.bancopalmas.org.br/ Publié à 04:37, le 2/03/2009, dans 1.4. Banco Palmas et la finance communautaire, Fortaleza Mots clefs : finance solidaire, microcrédit Banco do Brasil développe sa propre méthodologie de microcrédit Beaucoup d'entre vous auront certainement déjà entendu parler du microcrédit. Le microcrédit est un outil d'aide au développement. Le principe est d'accorder des prêts de faibles montants à des personnes exclues du système bancaire traditionnel afin de leur permettre de créer leur propre activité. Ceux qui connaissent le microcrédit auront certainement entendu parler de Muhammad Yunus et de la création de la Grameen Bank au Bangladesh. Au Brésil, le microcrédit prend des formes légèrement différentes. Nous allons en étudier deux variantes dans les prochains articles. Cet article concerne la méthodologie développée par Banco do Brasil, la plus grande institution financière du Brésil. J'ai eu l'opportunité lors de mon séjour à Belem de rencontrer Mr Lima Nogueira, responsable de cette méthodologie de microcrédit, dans les régions de Pará et Amapa. Cette méthodologie s'appelle Desenvolvimento Regional Sustentável (traduction : développement régional durable) soit DRS pour faciliter la lecture. Comme son nom l'indique, la méthodologie DRS a plutôt un objectif de développement durable des acteurs économiques que le développement économique des plus pauvres (comme c'est le cas pour la majorité des autres formes de micro-crédit). Banco do Brasil touche ainsi des acteurs déjà organisés, propriétaires d'une petite activité, mais qui auraient du mal à la développer de manière soutenable sans une aide extérieure. La méthodologie DRS est basée sur les agences locales de Banco do Brasil. Il faut savoir que Banco do Brasil est sans aucun doute la banque la mieux implantée du Brésil, pratiquement chaque village possédant son agence Banco do B Les candidats au micro-crédit RDS font ensuite l'objet d'un diagnostic. Ce diagnostique prend en compte les aspects économiques, sociaux, environnementaux et techniques du projet. Le diagnostique est réalisé sur toute la chaîne de valeur, depuis la production jusqu'à la commercialisation, afin d'en déterminer les points faibles, les points forts, les opportunités et les menaces. Le diagnostique est la base de la formulation d'un plan d'action DRS visant à développer de manière durable l'activité en question. Le plan d'action DRS définit finalement les objectifs et moyens à mettre en oeuvre pour les atteindre. C'est au moment de l'implémentation de ce plan d'action DRS que se situe la véritable valeur ajoutée de Banco do Brasil. En effet, la méthodologie DRS est fondée sur le principe de coopération entre tous les acteurs de la chaîne de valeur que ce soit l'état, les entreprises, les ONGs, les coopératives de producteurs où les syndicats. Banco do Brasil use à ce niveau de sa crédibilité et de ses relations pour tenter d'accorder tous les acteurs précités afin de mettre en place le plan d'action DRS. Le véritable facteur de succès de cette méthodologie est donc la concertation de tous les acteurs de la chaîne de valeur. Durant tout le processus la banque ne joue donc pas seulement le rôle d'une institution de crédit, mais surtout celui de catalyseur. C'est à ce niveau que se situe la valeur ajoutée de Banco do Brasil et c'est pour cette raison que cette initiative m'a parut suffisamment intéressante pour la relater ici. Banco do Brasil a ainsi financé, depuis la création du programme DRS en 2003, plus de 4 000 activités dans des champs très divers tels que l'agriculture, l'artisanat, l'élevage... Cette expérience de microcrédit fait partie d'une stratégie plus globale de développement durable développée par Banco do Brasil. En vrac, la banque publie un agenda 21, réduit ses dépenses d'énergie depuis 98, développe une politique salariale très avantageuse, dispose de codes ethiques, mène des programmes d'alphabétisation, a crée une fondation très active, donne ses ordinateurs aux ONGs, développe des campagnes se sensibilisations au développement durable... et bien d'autres actions dont d'autres banques pourraient s'inspirer.
Publié à 09:57, le 26/02/2009, dans 1.3. Banco do Brasil et le micro credit, Belém Mots clefs : microcrédit, developpement durable Avis personnel et non objectif sur le Forum Social MondialJe suis arrivée au Forum Social Mondial sans aucune attente. Il était très difficile d'obtenir des informations sur les précédents Forums et sur l'organisation du présent. Je n'avais donc aucune idée préconçue. Malgré tout j'ai été quelque peu déçue du Forum Social Mondial de Belem. Bien sûr la tenue d'un tel Forum me parait essentielle pour l'évolution des mouvements alternatifs. Je n'ai pas l'intention dans cet article de remettre en question l'existence d'un tel Forum. Cependant le Forum n'est pas parfait et a pâti (selon mon point de vue personnel) de certaines lacunes. Premièrement, l'organisation. C'était couru d'avance qu'un évènement autogéré regroupant 100 000 personnes du monde entier poserait de nombreuses difficultés en terme d'organisation. Autant j'ai été agréablement surprise par les infrastructures et la sécurité (police militaire discrète et respectueuse mais néanmoins omniprésente), autant l'organisation des activités autogérées m'a parfois désespérée. C'était par exemple, un spectacle de danse Quechua où la musique a changé une bonne dizaine de fois car l'ingénieur son ne trouvait pas la bonne piste, des réunions annulées ou déplacées à l'improviste, un programme fourmillant d'erreurs ou parfois tout simplement pas de programme... Mais le manque d'organisation n'est au final pas si important. On s'y habitue et on l'excuse au regard de la taille de l'évènement. Un point qui selon moins a réellement fait défaut, qui aura probablement limité les débats et en tout cas m'aura fortement gêné dans ma participation au Forum, était le problème de traduction. C'était trop beau d'avoir un programme du Forum traduit en anglais, espagnol et français! Apparemment les organisateurs ont pensé qu'il n'était pas nécessaire de pousser plus loin l'effort de traduction! Toutes les activités du Forum se déroulaient donc en portugais, sans aucune traduction à l'exception de quelques rares conférences d'importance. Ce n'est pas que je rechigne à parler portugais, au contraire je suis bien contente d'avoir l'occasion actuellement d'apprendre une nouvelle langue. Mais mon niveau de portugais est encore très loin du niveau nécessaire pour pouvoir participer et comprendre des débats tels que ceux du Forum. Je ne pense d'ailleurs pas me tromper en affirmant que peu d'étrangers lors Forum maîtrisaient parfaitement le portugais. Il me paraît surprenant qu'un forum qui se veut Mondial ne se déroule que dans une langue qui n'est en outre pas une des langues les plus connue au monde. Comment peut-on mener un débat ouvert sur le monde en excluant la plus part des participants étrangers par leur langue? Une traduction en anglais ou espagnol, pas nécessairement systématique mais au moins plus présente aurait sans aucun doute permis à de nombreux visiteurs étrangers de participer plus activement au Forum. J'en arrive à ma principale conclusion: le Forum de Belem m'a parut être plutôt un forum social brésilien qu'un forum social mondial. Premièrement, par la langue, comme expliqué précédemment. Deuxièmement, par l'énorme supériorité des brésiliens en terme de nombre d'organisations participantes et en terme de participants indépendants. Car il faut aussi savoir qu'une grande partie des 100 000 participants revendiqués par le Forum étaient aussi des habitants de Belem venus par curiosité assister au Forum. Dernière critique que je me sens le devoir d'assener au Forum Social de Belem. Celui-ci était placé sous le signe cette année de l'Amazonie, du combat de ses peuples et de l'urgence environnementale. Le combat des peuples d'Amazonie a été largement représenté au Forum avec forte présence d'organisations indigènes. Là dessus, aucune critique à effectuer. Par contre pour ce qui est de la problématique environnementale le Forum a présenté non seulement des lacunes mais aussi des contradictions. Au Forum il était possible de trouver à foison des conférences sur la crise financière, sur l'éducation, sur l'écologie, sur le réchauffement climatique, sur le droit des peuples, sur les problèmes crées par la grande distribution, sur la criminalisation des mouvements sociaux...par contre pratiquement pas un mot sur les énergies renouvelables, le pétrole, les biocarburants et les OGM!! Encore une lacune qui est d'autant plus surprenante que l'on se demande comment parler de déforestation sans aborder le problème des champs de soja amazonivores destinés à la production de biocarburants. Et comment parler du réchauffement climatique sans porter une attention toute spéciale au débat énergétique? A ces lacunes s'ajoutent de nombreuses contradictions. comme le fait que le forum, qui se veut indépendant de tout mouvement politique ou capital libéral, soit financé en partie par Petrobras, le Total brésilien... Je laisse au lecteur le soin d'en tirer les conclusions qu'il souhaite... Ce genre de contradiction a pu être poussée encore plus loin au niveau des stands institutionnels où l'on pouvait trouver l'un en face de l'autre l'association contre la construction de barrages en Amazonie et le syndicat des travailleurs pétroliers... Ceci représente donc une critique très personelle du Forum Social Mundial 2009. C`etait mon premier Forum et il est certain que si j`assiste un jour à un autre Forum je serais bien plus préparée pour encaisser son organisation déconcertante. Ceux qui souhaitent obtenir plus d`informations sur le Forum ainsi qu`un autre point de vue pourront visiter le blog de libération entièrement dédié au Forum: http://belem.blogs.liberation.fr/forumsocial/ Publié à 04:17, le 13/02/2009, dans 2.5. Avis personnel et non objectif sur le Forum Social Mondial 2009, Belém Mots clefs : Altermondialisme, Forum Social Mondial, Amazonie Savoirs, saveurs et rythmes d'AmazonieL'avant dernier jour du Forum Social j'ai participé a une activité auto-gérée quelque peu particulière: une marche écologique dans le parc régional d'Utinga. Cette activité avait pour objectif de présenter et d'affirmer la diversité culturelle des peuples En effet on se trompe fortement si on pense que l'Amazonie n'est peuplée que d'indiens. L'Amazonie présente une grande diversité socio-culturelle, chaque population revendiquant le droit de vivre et de se développer sur un territoire qu'ils considèrent leur. Ce sont bien sûr en premier lieu les peuples indigènes (ici on dit indigène et non indien qui sonne péjoratif), mais aussi les afro-descendants où culture Quilombo, les Caboclos, et enfin les paysans sans terre. Chacun de ces groupes culturels (et c'est là l'une des grandes difficultés de la région amazonienne, j'y reviendrais plus tard) revendique son Pour cela, rendez-vous a 8h du matin a l'entrée du parc Utinga. La personne qui m'a conduit jusqu'au parc me laisse rapidement a la charge des organisateurs de la marche en leur expliquant que je suis française. Je suis la seule étrangère des participants, un peu une curiosité donc. A partir de ce moment, je reste accompagnée d'un organisateur à chaque moment. Comme a peu près tout le Forum Social, l'organisation de cette activité est Après une représentation de Capoeira, les participants se divisent en quatre groupe chacun suivant un chemin thématique représentant chacun un des peuple d'Amazonie: - Le peuple Indigène. Sa population est estimée à 226 000 habitants, sachant qu'une cinquantaine de tribus ne sont pas encore entrées en contact avec d'autres cultures. La population indigène lutte pour garantir son droit de maintenir et disséminer son héritage socio-culturel et obtenir la reconnaissance de son droit territorial. - La culture Quilombos, est une autre culture fondatrice de l'identité brésilienne. Le Brésil a représenté environ 40% de l'esclavage mondial, principalement dans les régions du Nord et du Nord-Est cultivatrices de coton, cacao et sucre de canne. Les descendants des esclaves africains ont crée une culture propre, - La population Cabocla où Riberinha résulte du métissage entre indiens et blancs. Son mode de vie est entièrement lié à la région amazonienne et aux ressources offertes la forêt et les fleuves. Malgré cela (ou pour cela) elle est souvent en conflit avec la population indigène. - Les Sans-terres se sont constitués au fil des luttes historiques des paysans pour leurs droits. Ils revendiquent une réforme agraire efficace leur garantissant le droit à l'usage et la possession de la terre. Ils occupent des propriétés agricoles dans l'objectif d'affirmer leurs droits et mode de vie. Je choisit pour m Arrivées plus tard dans une clairière, je comprends que les indiens entament une cérémonie qui leur est propre en plantant des tiges de roseau dans la terre. Les danses des indiens sont suivies par les danses de trois acteurs représentant la lutte des peuples indigènes pour leurs droits et leur indépendance. Après les chants, place aux tatouages. Les indiens peignent leurs corps avec une mixture noire dont je n'ai jamais réussi a connaître la provenance. Reste que cette mixture colore la peau en gris foncé, couleur qui restera 10 a 15 jours. Les indiennes réalisent avec une grande dextérité ces peintures tribales sur partie ou totalité du corps à l'aide d'une Nous rejoignons ensuite les autres groupes dans un espace défriché au bord d'un lac. A cet endroit a été monté une petite scène. Des personnes se relaient sur la scène pour déclamer des poésies. Je ne les comprends pas très bien car je ne suis pas encore une experte du portugais mais l'assistance paraît adorer. Derrière nous nous attendent plusieurs centaines de petits plants d'arbres. Pour clôturer dignement cet évènement écologique, un espace est prévu au bord du lac pour être reboisé. J'embarque donc deux plants d'arbres et part suivre un de mes accompagnateurs. La terre est très meuble et humide, gadouilleuse. Je suis néanmoins surprise par la facilité avec la quelle je plante mes deux pousses d'arbre. Même pas besoin d'utiliser de pelle! J'aurai donc planté deux arbres de mes mains lors de mon passage en Amazonie!
Publié à 11:39, le 11/02/2009, dans 2.7. Savoirs, saveurs et rythmes d Amazonie, Belém Mots clefs : Capoeira, Quilombo, Caboclos, Peuples indigènes, Forum Social Mondial, Amazonie Le Forum Social Mondial 2009 La huitième édition du Forum Social Mondial 2009 s'est déroulé du 27 Janvier au 1er février au Nord du Brésil, à Belem. Les trois Tout d'abord, revenons sur les raisons de l'existence du Forum Social Mondial (FSM). Celui-ci a été crée en opposition au Forum économique de Davos. Il a pour objectif de réunir les acteurs des mouvements alternatifs afin de leur permettre de se rencontrer et de créer des synergies. Le FSM est donc un espace de discussion et d'expression sur toutes les questions sociales et environnementales qui touchent notre monde. Le FSM a un mode d'organisation particulier: pas de ligne directrice, pas de chef, tout le monde est égal et peut participer. Les activités sont autogérées, c'est a dire qu'elles sont proposés e Le FSM de Belem est organisé dans l'enceinte des universités de la ville de Belem. Il y deux grandes universités à Belem: l'UFRA et l'UFPA. Le FSM est donc en quelque sorte divisé en deux mais de nombreux bus font la liaison. L'université de l'UFPA est très agréable car située au bord du fleuve. Des scènes et des stands de spectacle sont disséminés dans les universités. Un grand campement de la jeunesse est organisé au sein de l'UFRA. Pas de FSM sans manifestation! Le 27 janvier premier jour du Forum, une grande marche est donc organisée. Elle parcouru une bonne partie du centre ville et réuni pratiquement tous les mouvements participants. Le 28 janvier est le jour de la Pan-Amazonie. Celui-ci débute par des démonstrations de danses traditionnelles des populations d'Amazonie et des Andes. A partir de ce moment la vie du Forum sera rythmée par les activités autogérés. Un programme plus que fourni est distribué à tous les participants. Chaque activité autogérée dure trois heures. La quantité d'activités autogérées est incroyable. Il est d'ailleurs inhumain de tenter de lire dans l'entier le programme des activités tant celui ci est conséquent (150 pages! autant dire indigeste!). Les mouvements qui s'expriment au Forum sont plus que variés: mouvements travaillistes, homosexuels, chrétiens, féministes, révolutionnaires, végétariens, écologistes, indigènes, communistes, socialistes, syndicalistes... Il va sans dire que cela crée parfois des contradictions. Par exemple, au niveau des stands institutionnels ont trouve l'association contre les barrages en Amazonie et en face, le syndicat des travailleurs du secteur minier! J'assiste à ma première activité le jeudi 29. La réunion doit parler de la Banque communautaire Palmas. Cette banque est exemplaire au Brésil. Des prêts sont accordés a la communauté pour la création d'activités solidaires. Une monnaie locale a été crée afin que l'argent généré par la communauté reste dans la communauté. Située à Fortaleza, je tenterai de visiter cette banque lors de la suite de mon voyage. La banque Palmas a crée de nombreux suiveurs dans tout le Brésil. Beaucoup de responsables de ces banques se retrouvaient à cette réunion. J'ai pu expérimenter ainsi une discussion autogérée à la brésilienne. Le but de la discussion était un échange d'expériences de gestion de banques communautaires. Tout le monde était assis, en cercle, sur des chaises ou en tailleur sur le sol. La discussion se déroule tranquillement. Ceux qui veulent parler doivent s'inscrire sur une liste informelle. L'animatrice du débat, une responsable de la banque Palmas, est assise au sol et répond aux questions et interventions des participants. Voici donc La seconde activité a un nom prometteur: "Echange d'expériences d'autogestion". J'arrive en retard, étant allée acheter quelque chose à manger. Cela ne pose pas de problème. Au FSM je me rends vite compte que chacun rentre et sors des activités comme il veut quand il veut. L'assistance est encore une fois répartie en cercle. Chacun doit se présenter rapidement, je me plie donc à la règle dans un portugais plus qu'imparfait. Ensuite à ma grande surprise je me rends compte que la séance a en réalité pour but de préparer et définir le sujet de la réunion du lendemain! Et une séance de perdue! J'attends donc la fin et rejoins quelques amies brésiliennes pour assister a un concert de Carimboa, musique locale, qui a lieu au sein de l'université. Le lendemain je choisis de visiter deux activités: "Commerce et environnement: perspectives et défis internationaux du développement durable" puis "Ecotourisme: le voyage comme échange culturel entre les peuples dans l'équité, la durabilité et le respect ". Celles-ci se déroulent toujours sur le même modèle que les précédentes. Je parcours ensuite de secteur des stand
Publié à 11:21, le 31/01/2009, dans 2.6. Le Forum Social Mondial 2009, Belém Mots clefs : Forum Social Mondial, Amazonie De Manaus à Belem ou le pré-Forum SocialAprès la dureté de Manaus, ville au milieu de l'Amazonie dans laquelle on sens pas l'amazonie, je A une heure de route de Santarem se situe le village d'Alter do Chao. Cet endroit est surnommé "les caraïbes de l'amazone". Plage de sable fin, eau (presque) limpide et soleil (quand il ne pleut pas, saison des pluies oblige). L'endroit parfait pour faire une pause! Je reprends la route le samedi 24 janvier et embarque à Santarem pour ma troisième et derniè Aguerrie par mes deux expériences précédentes (trajets Tabatinga-Manaus et Manaus-Santarem) je monte d'un pas assuré sur le bateau. Mon oeil avisé cherche une place convenable au milieu des hamacs du deuxième pont (bien plus confortable car moins de bruit de moteur). Dès l'endroit propice repéré, je suspends en vitesse mon hamac de manière à surplomber mes voisins. Cette technique est la seule manière que j'ai trouvé pour pouvoir dormir à peu près convenablement. Le bateau est p Sur le bateau pratiquement tous les passagers sont des participants du FSM. L'ambiance est donc radicalement différente de celle des autres traversées. Le navire présente des airs de pré-forum. Une sorte de Babel miniature où la langue la plus commune est le portugnol. Vénézueliens, Colombiens, brésiliens, argentins, Paraguyens se mélangent et parlent avec enthousiasme des organisations qu'ils comptent représenter. Le premier soir, sur le pont supérieur, le Forro habituel est vite remplacé par de la Salsa. Les gens s'empressent de pousser les tables pour danser ( ce qui n'arrivait pas sur les autres bateaux). S'engage alors une sorte de lutte musicale entre les différentes nationalités présentes sur le bateau. Pour explication: le Forro est une musique du Nord du Brésil. Très rythmé, mélant guitare, acordéon et percussions, le Forro se danse un peu comme le Rock'n Roll mais en plus langoureux. Depuis mon entrée au Brésil je n'entend que Forro. Celui-ci passe sans interruption dans les Revenons donc au bateau. Alors que les brésiliens du Nord écoutaient avec délectation leur Forro habituel, les autres nationalités hispanophones demandèrent de la Salsa. Mais c'était sans compter sur les voyageurs provenant de Sao Paulo qui sortirent leurs disques de Samba! Et voici comment s'engage une joute musicale sur un bateau descendant l'amazone! Le lendemain, après le petit déjeuner, une vénézuelienne passe au milieu des hamacs en avertissant les passagers somnolents: "Ceux qui vont participer au Forum, venez vous joindre à nous, nous allons organiser une réunion!". Je rejoins donc le pont supérieur. La réunion débute par un concert improvisé. C'est une famille de Colombiens (le père, la mère, le fils et la fille) qui joue des airs militants des Andes. J'apprendrais plus tard que la petite famille voyage depuis 8 ans autour de l'Amérique latine en vivant de leur musique et artisanat. Des saltimbanques modernes... Après l'incontournable oraison à dieu suivie du Notre Père (et oui on est en Amérique du Sud! ici tout le monde est chrétien pratiquant) la réunion peut enfin commencer. Chacun est invité à présenter son organisation où les raisons de sa venue au Forum. Les mouvements présents vont du plus évident au plus surprenant: représentants de peuples indigènes demandant le respect de leur territoire, travailleurs sociaux du Paraguay, association des hommes blancs mariés à des femmes indigènes, mouvement des prêtres (chrétiens évidement) demandant la possibilité de se marier... Une vénézuelienne commence à parler de Chavez et des bienfaits du mouvement révolutionnaire pour son pays. Les autres écoutent La réunion se termine lorsque le bateau fait escale et que les passagers descendent acheter des fruits et des glaces. La vie du bateau reprend ensuite son cours...tranquille. Les lecteurs lisant, les artisans fabriquant leurs colliers et les désoeuvrés regardant défiler le fleuve en bavardant. Le soir la joute musicale reprends jusqu'à ce que tout le monde aille dormir. Enfin, le lendemain nous arrivons a destination: Belem! Publié à 04:08, le 30/01/2009, dans 2.4. De Manaus a Belem ou le pre Forum Social, Belém Mots clefs : Forro, Forum Social Mondial, Amazonie La Fondation Almerinda MalaquiasDeuxième étape à Manaus: visite de la Fondation Almerinda Malaquias. Située à Novo Airão, à environ 6 heures de route de Manaus, cette fondation a été crée il y a plus de 10 ans par un brésilien Miguel Rocha da Silva et un sui Pour bien comprendre l'intérêt de cette fondation, il est nécessaire d'expliquer la situation de Novo Airão, très représentative du paradoxe local entre développement social et préservation de l'environnement. Novo Airão est une commune de 38 000 k², une taille habituelle dans une région aussi immense que l'état d'Amazonas. 85% du territoire de Novo Airão est constitué de parcs nationaux notamment l'archipel des Anavilhanas classé patrimoine mondial de l'humanité. Les habitants vivent donc en grande majorité dans la ville de Novo Airão.
Parallèlement le gouvernement Brésilien a endurci les lois de protection de l'environnement et la réglementation des réserves. De nombreuses activités économiques ont disparu car n'étant pas en accord avec les lois de préservation des réserves. Une grande partie de la population s'est retrouvée sans moyens de subsistance et s'est tournée vers l'économie illégale. Là se situe tout le paradoxe de la région amazonienne. Le gouvernement souhaite préserver certaines parties de la forêt La fondation Almerinda Malaquias tente de répondre à cette problématique en fournissant une possibilité d'emploi à la population locale dans le respect de l'environnement. La fondation a été crée dans l'objectif de développer une activité d'artisanat utilisant les déchets de bois des chantiers de construction navale.
L'association reverse 20 à 25 % de ses bénéfices à la fondation pour les frais de logement et de matériel. L'association Nov'Arte est indépendante économiquement et subvient elle même à ses besoins. La demande actuelle supplante les capacités de production, ce qui lui promet un bel avenir. Nov'Arte a reçu en 2006 le prix Top 100 Artisanat du Brésil. La Fondation Almerinda Malaquias continue de son coté son travail d'éducation afin de permettre à la population locale d'avoir la vision et les connaissances nécessaires à une autonomie économique, sociale et environnementale. Divers ateliers sont organisés dans cette optique: - L'atelier des enfants: sensibilisation des enfants à la nécessité de maintenir un équilibre entre l'être humain et la nature. - Programme Pro - Futuro: préparation des adolescents à la vie professionnelle, valorisation de l'individu, esprit associatif. - Ecole sylvestre: leçons pratiques d'éducation à l'environnement. Etude des plantes médicinales, pépinière, usage correct des res - Formation continue des adultes à la gestion empresariale, cours de comptabilité, vente, accueil du client. Dernièrement la fondation a développé une nouvelle activité à base de papier recyclé permettant d'offrir de nouveaux débouchés aux femmes du village. Pour plus d'informations vous pouez visiter le site de la Fondation: www.fam-na-am.com.br Les parisiens auront la chance de pouvoir trouver en vente certains des objets fabriqués par les artisants de Nov'Arte à l'adresse suivante: Lost Art, 6 rue de la Bucherie, 75 005 Paris. Publié à 01:55, le 27/01/2009, dans 1.2. La Fondation Almerinda Malaquias, Manaus Mots clefs : recyclage, économie sociale, commerce équitable, Amazonie, reserve L’INPA et la réserve de Piagaçú – PuruA Manaus se trouve un organisme de référence concernant l'étude de toute donnée relative à l'Amazonie : l'INPA (Instituto A l'INPA j'ai rencontré le Docteur Claudia Pereira de Deus, biologiste spécialisée en écologie des populations aquatiques. Les activités de l'INPA concernant la protection de l'ecosystème amazonien sont multiples, mon interlocutrice s'est donc concentrée sur la description de l'une d'entre elle : la création de la réserve de Piagaçú - Purus.
Nous arrivons enfin au but : la réserve de Piagaçú - Purus a été crée sur ce dernier modèle de réserve. De création récente, en 2003, cette réserve est géré à la fois par les chercheurs de l'INPA, l'état brésilien, et les communautés locales.
- La superficie de la réserve englobe quatre communautés (au - La pêche était très importante dans cette région. Une grande partie du poisson de Manaus provenait d'ailleurs du fleuve Puru. Les créateurs de la réserve ont décidé, dans un objectif de développement durable des populations, de ne pas interdire complètement la pêche. Les espèces non menacées sont donc autorisées à la pêche mais d'une manière très régulée et - La chasse est une activité naturelle pour les peuples indiens. Une loi brésilienne autorise la chasse d'espèces non menacées pour sa propre consommation mais non pour la vente. Les deux peuples présents sur le territoire avaient cependant l'habitude de chasser le lamantin. Un long travail d'éducation a donc été réalisé par les chercheurs afin d'expliquer aux populations locales les raisons de l'interdiction de la chasse du lamantin. - La chasse au caïman, bien qu'illégale était également fort pratiquée dans la région, tout comme l'exploitation illégale du - Enfin, une partie du travail des chercheurs s'est également concentré sur l'éducation et la santé des habitants de la réserve. Voici donc un résumé des différents aspects de la création d'une réserve RDS. Ce type de réserve demande beaucoup plus d'attention et de travail que le premier modèle présenté. Un immense travail d'éducation de la population locale et de conciliation doit être engagé et celui-ci prend beaucoup de temps. Mais le résultat final est bien meilleur car il évite le déplacement de populations et au contraire permet un développement soutenable de celles-ci, en accord avec leur environnement. Mes recherches à Manaus me permettent de mesurer la difficulté, exacerbée dans ce territoire, de concilier protection de l'environnement et développement social. C'est un thème que j'aprofondirait dans mes prochains articles. Publié à 03:11, le 19/01/2009, dans 1.1. La reserve de Piagaçu Puru, Manaus Mots clefs : developpement durable, Amazonie, reserve Comment je suis entrée au Brésil par le Nord...
Je suis entrée au Brésil, par voie terrestre, le 6 janvier 2009. J'ai fait ce choix de départ improbable car il permet de traverser cet immense et fascinant territoire qu'est l'Amazonie d'ouest en est. Cette route emprunte l'Amazone depuis le Pérou (où se situe sa source) jusqu'au nord du Brésil et passe par un triple point de frontière : Pérou - Brésil - Colombie.
A Tabatinga, embarquement pour un bateau direction Manaus, capitale de la région brésilienne d'Amazonas. Mon embarcation ? ni une pirogue, ni un bateau de croisière mais une sorte de bateau à vapeur du Mississipi, mais sans vapeur et plus petit. A trois étage, ces ferry amazoniens transportent à la fois voyageurs et marchandises. La liaison Tabatinga - Manaus dure 4 jours, c'est donc une traversée au rythme de l'ère pré-avions qui s'entame.
Au bout de 4 jours, arrivée à Manaus, capitale de la région Amazonas. Première impression marquante de Manaus : sa chaleur étouffante. Évidement, quatre jours sur une embarcation en perpétuel mouvement m'ont habitué à un constant mouvement de l'air allant de la petite brise rafraîchissante au coup de vent plus violent. A Manaus, non seulement l'air circule peu mais le bitume et les gaz d'échappement rendent la chaleur moite de l'Amazonie beaucoup moins supportable.
Bitume et gaz d'échappement, cela vous étonne ? Manaus est une sorte d'abération de 2 millions d'habitants au milieu de ce territoire pr
Construite à l'époque du « gaucho », l'âge d'or du caoutchouc, cette « abération » est le résultat de l'enrichissement des propriétaires
Publié à 01:38, le 19/01/2009, dans 2.3. Comment je suis entree au Bresil par le Nord, Manaus Mots clefs : Amazonie Le projet Brésil DurableLe projet Brésil Durable est né de l'idée qu'il est possible de concilier environnement, social et économie, les trois pilliers du développement durable. Réchauffement climatique, sécheresses et inondations, hausse du coût des matières premières, élargissement du faussé entre riches et pauvres, raréfactions des carburants fossiles, crise financière sont les maux qui nous entourent. Tant de défis à relever, et autant pour les générations futures. Des alternatives existent. Elles ne sauront pas résoudre à elles seules les difficultés de la planète, mais l’espoir est permis. Ces alternatives commencent à se faire connaître. Elles s’appellent microcrédit, agriculture raisonnée, commerce équitable, investissement solidaire… mais sont surtout regroupées sous le terme économie sociale. Il est possible d'inventer une autre économie, où le profit n'est plus l'objectif prioritaire sinon la création de valeur ajoute pour la société et l'environnement. Le projet Brésil Durable souhaite atteindre deux objectifs : sensibiliser les jeunes français au développement durable et à cette nouvelle forme d’économie, observer et comprendre la mise en place de projets de l’économie sociale dans les pays du sud. Ce projet est un dialogue entre le Nord et le Sud. Dialogue entre ceux du Nord qui s'engagent au Sud et les habitants du Sud qui s'engagent dans leur pays. Car nous avons beaucoup à apporter mais aussi à apprendre des pays du Sud. Publié à 09:26, le 6/12/2008, dans 2.1. Le projet Bresil Durable, Suresnes Mots clefs : Brésil Durable, developpement durable
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Déroulement du projetLe projet Brésil Durable est organisé en plusieurs phases.
Il était également important de leur apporter un message d'espoir en leurs présentant diverses solutions: éco-gestes, énergies renouvelables, agriculture biologique, commerce équitable, micro-crédit... Les enfants ont réalisé à la suite de ces séances des dessins représentant les solutions qu'ils désireraient développer ou les craintes qui les touchent pour le futur.
N'hésitez pas à vous inscrire à la news letter afin d'être tenus au courant de la sortie de nouveaux articles!
Au retour une exposition pédagogique sera réalisée dans la ville de Suresnes. Celle-ci présentera le travail des enfants, les projets visités et les photos des hommes et femmes qui s'engagent sur place. Publié à 09:00, le 6/12/2008, dans 2.1. Le projet Bresil Durable, Suresnes Mots clefs : Forum Social Mondial, économie sociale, CCJ, Brésil Durable, Amazonie
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Le Conseil Communal de la Jeunesse de SuresnesLe Conseil Communal de la Jeunesse de Suresnes (CCJ) est une assemblé consultative composée de 42 jeunes du primaire et du collège. Les membres du CCJ sont élus chaque année afin de représenter les jeunes suresnois de leur âge et de proposer des projets utiles au plus grand nombre. Le CCJ est donc une occasion pour ces jeunes d'affirmer leur citoyenneté, de s'initier à la démocratie et d'apprendre à écouter et à s'engager. Une dizaine de jeunes élus du CCJ se sont portés volontaires pour participer au projet Brésil Durable. Cet engagement comporte la participation à deux séances de sensibilisation au développement durable, la réalisation de dessins exprimant leurs inquiétudes et désirs pour l'avenir, et l'appui à l'organisation d'une exposition pédagogique à mon retour du Brésil. Les deux séances préparatoires ont eu lieu le 26 novembre et le 3 décembre 2008.
Conseil Communal de la Jeunesse de Suresnes Publié à 06:23, le 6/12/2008, dans 2.1. Le projet Bresil Durable, Suresnes Mots clefs : CCJ
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Dessins du CCJLes enfants du Conseil Communal de la Jeunesse de Suresnes ont livré leurs impressions relatives au développement durable à travers le dessin. Pauvreté, micro-crédit, commerce équitable, éducation... sont les thèmes qui les ont marqués. Kenechi a souhaité exprimer l'intérêt du commerce équitable. En achetant des produits du commerce équitable, le protagoniste de son dessin améliore directement les conditions de vie des petits producteurs du Sud.
Pour Felix aussi le commerce équitable est une solution à développer. Son dessin montre que l'achat d'un T-shirt commerce équitable aide les producteurs a vivre mieux en se construisant une meilleure maison. Mais il exprime aussi un autre aspect qui a son importance: l'achat d'un produit équitable est un plaisir pour l'acheteur, car les produits sont de bonne qualité.
Batourou a souhaité démontrer d'une manière encore plus symbolique l'intérêt du commerce équitable: l'achat de tablettes de chocolat équitable permet de répartir les bénéfices aussi vers les producteurs, ce qui leurs permet d'améliorer leurs conditions de vie.
Chloé est inquiète de la pauvreté et de la descolarisation des enfants de son âge. Elle a représenté la situation tourmentée d'une petite fille qui finalement parvient a aller à l'école.
Pour Madeleine, la lutte contre la pauvreté est importante et des actions telles que le commerce équitable du coton sont essentielles, mais il ne faut pas oublier les difficultées environnementales. Dans la partie inférieure du dessin, Madeleine exprime ses inquiétudes quand au réchauffement climatique, à la déforestation et à l'augmentation du nombre de catastrophes naturelles.
Iris elle aussi est très sensible aux problématiques environnementales et a souhaité représenter dans son dessin les gestes citoyens qu'elle connait. La partie gauche du dessin représente les gestes à éviter, la partie droite montre la bonne attitude à adopter: recycler ses déchets, consommer responsablement, économiser l'eau et l'électricite notament en évitant de prendre des bains et de laisser les lumières alumées, enfin, économiser le papier!
Esther elle aussi a montré un intéret particulier pour le commerce équitable. L'idée qu'en achetant du chocolat du commerce équitable, le consommateur aide les petits producteurs du Sud notament ceux du Brésil, éveille son intérêt .
Medina est touchée par la vie difficile des habitants des bidonvilles. Elle est également impressionée par le courage qu'ils démontrent, la joie de vivre et la solidarité qu'ils réussissent a conserver. Elle a souhaité exprimer cette force des habitants des bidonvilles en dessinant une maison bancale mais dont les couleurs pansent quelque peu les blessures des habitants.
Enfin, Ava a souhaité exprimer son mécontentement contre l'égoïsme. Donner n'est pas une solution miracle selon Ava, mais c'est au moins un premier pas pour aider son prochain.
Publié à 05:21, le 6/12/2008, dans 2.1. Le projet Bresil Durable, Suresnes Mots clefs : réchauffement climatique, CCJ, commerce équitable
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Ceux sans qui le projet n'aurait pu se réaliser....Comme tout projet en création, Brésil Durable nécessitait une aide méthodologique comme financière. Celle-ci a été fournie par trois organismes.
Actif'Jeunes est le dispositif d'aide aux projets des jeunes suresnois de l´association Suresnes Information Jeunesse. Actif'Jeunes apporte une aide méthodologique, le porteur de projet bénéficie de l'écoute et des conseils d'un professionnel, tant sur la formulation et la rédaction du projet, que la recherche de partenaires et de financements. Le dispositif Actif'Jeunes a soutenu le projet Brésil Durable en lui accordant une bourse. Actif'Jeunes - Suresnes Information Jeunesse
Planète Aventures est une association organisant des sejours de vacances pour enfants et adolescents. Planète Aventures travaille avec les collectivités locales afin de proposer des sejours éducatifs autour de trois grands axes: nature, sport et voyages. L'association s'est récement engagée dans la conception de séjours solidaires et a décidé de soutenir financièrement le projet Brésil Durable.
Envie d'Agir est un programme du Ministère de la santé, de la jeunesse, des sports et de la vie associative qui encourage, soutient et valorise la capacité d’initiative des jeunes de 11 à 30 ans, dans tous les domaines : de la solidarité internationale ou de proximité, l’animation sociale et culturelle, le développement durable à la création d’entreprise... Envie d’agir a apporté un soutien à la fois pédagogique, technique et financier au projet Brésil Durable.
Publié à 07:45, le 4/12/2008, dans 2.1. Le projet Bresil Durable, Suresnes Mots clefs : Envie d'Agir, Planète Aventures, Actif'Jeunes, Brésil Durable
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